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Dernière mise à jour : 15.12.2015
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LE BISON

LE BISON D'AMERIQUE

Publié le 01/08/2011 à 16:52 par mamatus
LE BISON D'AMERIQUE
BISON D'AMERIQUE DU NORD


Le bison d'Amérique du Nord (Bison bison) est l'une des deux espèces de bison encore vivantes,

l'autre étant le bison d'Europe.

Il est caractéristique des grandes prairies du Midwest en Amérique du Nord. Le bison était un animal essentiel pour de nombreuses cultures amérindiennes. L'économie des Indiens des Grandes Plaines était largement fondée sur la chasse de cet animal, qui vivait en immenses troupeaux itinérants. Avant l'arrivée des Européens en Amérique, on comptait encore 50 à 70 millions de bisons d'Amérique du Nord, vivant et migrant sur les plaines herbeuses du Mexique au Canada. Ces troupeaux ont été décimés à la fin du XIXe siècle au point de menacer la survie de l'espèce.

 

Sous-espèces

 

Il existe deux sous-espèces de Bison bison en Amérique du Nord, le bison des plaines (Bison bison bison) et le bison des bois (Bison bison athabascae). Cette dernière sous-espèce, qui a toujours été moins abondante, habite le Canada (environ 3 000 têtes dans les années 1990) et est majoritairement composée d'animaux vivant en liberté. La sous-espèce des plaines n'est pas protégée par la CITES, tandis que la sous-espèce des forêts est classée en annexe II. Certains scientifiques (Reynolds, 1982 ) estiment qu'il n'y a pas lieu de différencier deux sous-espèces, tant elles se ressemblent.

Bison des plaines (Bison bison bison)

 

 

Bison des bois (Bison bison athabascae)

 

  • Sous-espèces éteintes
    • †Bison de l'Oregon (Bison bison oregonus)
    • †Bison de Pennsylvanie (Bison bison pennsylvanicus)

Principales caractéristiques physiques et éthologiques

Le bison possède un manteau d'hiver aux longs poils brun foncé et un pelage d'été plus léger, d’un brun plus clair. La taille du bison peut atteindre 2 mètres de hauteur au garrot, 3,60 mètres en longueur ; il pèse en moyenne entre 450 kg et 900 kg. Les plus grands spécimens peuvent dépasser 1000 kg. La tête et le train avant sont énormes, et les femelles comme les mâles sont dotés de deux cornes courtes et incurvées, qu'ils utilisent dans leur lutte pour obtenir un meilleur rang à l'intérieur du troupeau et pour la défense.

Le bison s’accouple en août et septembre et un seul veau de couleur rouge-brun naît au printemps suivant. Sa mère l'allaitera pendant un an. Les bisons sont adultes à l'âge de trois ans et ont une espérance de vie de 18 à 22 ans, ou de 35 à 40 ans en captivité.

 

Le bison blanc est un phénomène rare lié à un gène récessif, se manifestant chez un animal né avec une fourrure brun-rougeâtre qui devient blanche à l’âge adulte.

 

 

L'animal n'est pas un véritable albinos, car la couleur de l'œil est normale, comme c’est le cas pour l’ours.

Morphologie

  • longueur du corps : 2 à 3,5 m
  • longueur des cornes : latérales, 40 cm
  • hauteur au garrot : 1,5 à 2 m
  • poids adulte : 500-600 kg pour les femelles, 800-1 100 kg pour les mâles.

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Physiologie

maturité sexuelle : 2 ans 1/2

gestation : 9 mois

nombre de jeunes par portée : un, très rarement deux (la mère délaisse alors le plus faible, généralement condamné)

nombre de portées par an : une, période de rut en juillet-août, mises-bas en avril-mai

 

 

longévité

libre  : 18 à 22 ans

captif : 25 à 30 ans voire plus de 30 ans.

Comportements reproductifs

 

Les bisons d'Amérique sont polygames : les mâles dominants règnent sur un harem de femelles avec lesquelles ils s'accouplent. Les mâles solitaires courtisent les femelles jusqu’à ce qu’elles leur permettent de s'accoupler, les suivant et les surveillant pour chasser les mâles concurrents.

Des comportements homosexuels allant jusqu’au simulacre d’accouplement sont fréquents chez les bisons. La cérémonie de l’Okipa chez les Indiens Mandans se termine par un rituel mettant en scène ce comportement, pour « assurer le retour du bison au cours de la saison à venir. » Des déviances sexuelles peuvent également se rencontrer chez les bisons. Les Lakotas se réfèrent à eux comme étant des pte winktepte signifiant « bison » et winkte signifiant « deux-esprits » - et établissent donc un parallèle explicite entre individus transgenre chez les animaux et les hommes .

 

 

Régime alimentaire

 

Le bison est un herbivore qui consomme diverses herbacées, dont le panic érigé, l'« Indiangrass » (Sorghastrum nutans),

l'« Est Gamagrass » (Tripsacum dactyloides), la grande et petite « Bluestem » (respectivement Andropogon gerardii

 

 

et Schizachyrium scoparium) et d'autres graminées de prairie ou de jeunes plants de végétaux ligneux.

 

Prédateurs

 

Outre l'homme, les prédateurs du bison d'Amérique sont le puma

et le loup.

 

 

 

Le bison et l'Homme

Bisons et amérindiens

Le bison est d’apparition relativement récente en Amérique du Nord : originaire d’Eurasie, il a traversé le détroit de Béring il y a 10 000 ans, époque où il a remplacé le bison à longues cornes (Bison priscus ), un immigrant plus ancien qui était beaucoup plus gros.

L'espèce des bisons à longues cornes s’est probablement éteinte en raison du changement de l'écosystème et de la pression de la chasse, suite au développement de la culture Clovis et des techniques associées qui ont permis d’améliorer les techniques de chasse. Au cours de cette même période, d'autres représentants de la mégafaune ont disparu, pour être remplacés dans une certaine mesure par des animaux immigrés d’origine eurasienne qui étaient mieux adaptés aux prédateurs humains.

 

 

 

Le Bison d'Amérique, qui en réalité était une forme naine, était l'un de ces animaux. Un exemple analogue est celui de l’ours brun, qui a remplacé l’ours à face courte.

Le bison était une espèce dont la pression de pâturage représentait une force qui avait façonné l'écologie des Grandes Plaines aussi fortement que les feux de prairie périodiques et qui jouait un rôle central dans la vie des Indiens des Plaines.

Il existe une controverse au sujet de leur interaction. Selon Charles C. Mann dans 1491 : New Revelations of the Americas Before Columbus, « L'expédition d’Hernando de Soto traversa le Sud-Est durant quatre ans au début du XVIe siècle lui permit de rencontrer de nombreuses hordes d’indiens, mais semble-t-il pas un seul bison ». Mann propose des éléments de preuve selon lesquels les Amérindiens, non seulement auraient créé (par l'utilisation sélective d’incendies volontaires) les grandes prairies qui ont fourni au bison un habitat idéal, mais également régulé la population de bisons.

 

 

Dans cette théorie, ce n'est que lorsque la population indienne aura été décimée, vague après vague, par les épidémies (de maladies propagées par les Européens), c'est-à-dire après le XVIe siècle que les troupeaux de bisons se sont énormément développés. Dans une telle perspective, la mer des troupeaux de bisons qui s'étendait jusqu’à l'horizon aurait été le symptôme d'un déséquilibre écologique, rendu possible seulement par des décennies de précipitations plus importantes que la moyenne. Une autre preuve de son arrivée vers 1550-1600 dans les plaines de la côte Est des États-Unis est le faible nombre de lieux-dits qui ont reçu de la part des indigènes du Sud-Est un nom rappelant le bison. Le bison a été l’espèce la plus nombreuse parmi les gros mammifères sauvages de la planète.

 

 

Une chasse au bison représentée par George Catlin.

 

Avant l'introduction des chevaux, les troupeaux de bisons étaient capturés dans des pièges de rochers et de branches de saule et pourchassés vers les falaises. Ces précipices à bisons se retrouvent dans plusieurs endroits aux États-Unis et au Canada. Cette méthode de chasse semble avoir été en usage chez les Amérindiens au début de l'ère chrétienne. De grands groupes de chasseurs poursuivaient les troupeaux de bisons sur plusieurs kilomètres, les forçant dans une bousculade, qui en fin de compte conduisait de nombreux animaux vers une falaise.

 

 

Une méthode de chasse analogue consistait à conduire les bisons dans des enclos naturels, tels que celui de Ruby site. Les grandes quantités de viande obtenues de cette façon par les chasseurs leur fournissait un surplus qu’ils utilisaient pour commercer avec d'autres groupes culturels. Selon certains auteurs, cette technique provoquait la mort inutile de centaines d'animaux alors qu'une dizaine seulement étaient nécessaires. Selon l’historien Dan Flores, de l'université du Montana, les Amérindiens auraient joué un rôle décisif dans l’extermination des bisons par la surchasse.

Précipice à bisons

L'anthropologue américain Shepard Krech III publie The Ecological Indian : Myth and History en 1999 dans lequel il conteste le stéréotype de l'Amérindien écologiste avant l'heure.

Pour une meilleure utilisation de la viande de bison, les Amérindiens ont inventé une méthode spécifique de boucherie, identifiée pour la première fois sur le site archéologique d’Olsen Chubbuck dans le Colorado. La méthode consiste à dépouiller le dos afin d'accéder à la viande la plus tendre juste sous la peau, la zone connue sous le nom de « viande persillée ». Après l’extraction de la viande persillée, les pattes avant sont coupées, ainsi que les omoplates. Cela découvre la viande de la bosse (chez le bison des bois), ainsi que la viande des côtes et les organes internes du bison. Lorsque tout a été exposé, la colonne vertébrale est ensuite sectionnée et le bassin ainsi que les pattes arrières enlevés. Enfin, le cou et la tête sont retirés d’un seul bloc. Cela permet à la viande dure de sécher et d’être transformée en pemmican.

Plus tard, lorsque les Indiens des Plaines ont eu des chevaux, il a été constaté qu'un bon cavalier pourrait assez facilement tuer suffisamment de bisons pour nourrir sa tribu et sa famille, aussi longtemps qu’il se trouvait un troupeau à proximité. Les bisons fournissaient la viande, le cuir, le tendon pour les arcs, la graisse, la bouse séchée pour les feux, et même les sabots qu’on pouvait faire bouillir pour fabriquer de la colle. Le cheval incitait parfois les Indiens des Plaines au gaspillage, en récupérant principalement la langue et la viande de la bosse, mais la pression exercée sur les troupeaux était encore largement supportable. Quand les temps étaient durs, les bisons étaient consommés jusqu’à la dernière parcelle de moelle.

Les langues amérindiennes ont divers noms pour cet animal, entre autres Tatanka en lakota.

 

 

 

La destruction du bison d'Amérique du Nord

Les bisons ont failli être exterminés avec la conquête de l'Ouest et la construction du chemin de fer (vers 1870-1880). Un seul chasseur pouvait alors tuer plusieurs centaines de bisons par jour.

 

L'un de ces chasseurs en aurait tué environ 20 000 à lui-seul et, dans la décennie qui a suivi 1873, il y avait plusieurs centaines de ces chasseurs commerciaux, peut-être plus d'un millier. Ces chasseurs travaillaient souvent en équipe de deux, suivis par de nombreux dépeceurs, convoyeurs et assistants payés pour recharger et entretenir les armes ou récupérer le plomb dans les cadavres, pour le refondre et en faire de nouvelles balles. Lors des meilleures chasses, ils devaient utiliser plusieurs fusils et parfois utiliser de l'eau ou les tremper dans la neige pour les refroidir plus vite.

 

 

À cette époque, le massacre des bisons fut une entreprise économique stratégiquement organisée et conduite à très grande échelle, pour trois grandes raisons :

Des raisons commerciales.

 

Le commerce des fourrures (manteaux, tapis, peaux décoratives, etc.) et des peaux (ceintures, robes, etc.) était très actif, plus que celui de la viande, souvent abandonnée sur le terrain. Une partie de la production était exportée vers l'Europe. À cette époque, une fourrure rapportait environ 3 $ à Dodge City, et une très belle fourrure « lourde » pelage d'hiver se vendait 50 $ dans une région et à une époque où un travailleur aurait été chanceux de gagner un dollar par jour.

  • On vendait aussi des amendements agricoles riches en calcium et oligo-éléments (phosphore, potassium, etc.) produits en brûlant des squelettes de bisons tués par les chasseurs et abandonnés dans la prairie.

................

soi-disant pour en faire des fertilisants !Plutôt affamer les Amérindiens!!!

 

 

 

Des raisons de sécurité.


Les bisons étaient abattus le long des voies ferrées parce qu'on craignait les collisions de bisons avec les locomotives et parce que des troupeaux importants de bisons pouvaient, en hiver, profiter des coupes rases faites dans les forêts pour faire passer les trains, risquant de bloquer certains trains des jours entiers.

 

 

massacres-bisons.jpg

 

  • Des raisons politiques.
    Faire disparaître les bisons, c'était affamer les tribus des Indiens des Plaines qui gênaient l'expansion coloniale et agricole dans ces régions et les priver des peaux, tendons, os, etc. qui leurs étaient vitaux.

 

 

Buffalo Bill (de son vrai nom William Frederick Cody) fut l'un des chasseurs de bisons blancs les plus réputés.

 

 

Cette chasse effrénée à la fin du XIXe siècle, ajoutée aux épidémies de brucellose importée d'Europe, a failli mener à la disparition complète de cette espèce ; alors qu'aux débuts de la conquête de l'Ouest, on pouvait trouver des troupeaux de centaines de milliers de têtes (environ 50 millions), vers 1890-1900, il ne restait que 800 bisons environ.

Ces projets se sont heurtés à l'idée que faire disparaître le bison était un bon moyen de « pacifier » les Indiens des plaines qui entraient régulièrement en guerre avec les États-Unis, et dont le mode de vie dépendait totalement du bison. Le général Philip Sheridan s'est ainsi opposé à une proposition tendant à interdire la chasse commerciale des bisons devant l'assemblée législative du Texas, et le président Grant a lui-même mis un veto à un projet semblable de loi fédérale visant à protéger le bison nord-américain de l'amenuisement de ses troupeaux, presque éteints en 1884.

La destruction des bisons a été combattue par un grand nombre d'Indiens des plaines, mais sans succès. Ces derniers n'ont pas pris part à la chasse commerciale du bison.

 

Le sauvetage du bison

 

À la fin du XIXe siècle, quelques femmes des classes moyennes se mobilisent contre le massacre des bisons et en appellent à une réaction pour sauver l'espèce, en publiant des articles et en interpellant les hommes politiques. En 1905, l'American Bison Society est créée, avec pour objectif de protéger les bisons survivants et d'en développer la population.

Il y a aujourd'hui 200 000 à 300 000 bisons, vivant dans des zoos, des parcs animaliers, des élevages privés (pour la viande) et des réserves naturelles (aux États-Unis et au Canada). Les derniers bisons vivant en liberté sont très minoritaires (quelques milliers). Le groupe le plus important est celui des bisons d'élevage, dont le nombre est estimé à 500 000 aux États-Unis.

 

 

Le retour du bison

 

Il n’existait plus que 750 bisons en 1890. Le Bronx Zoo a conservé un troupeau en captivité,

 

 

 

 

 

dont une partie a été transportée au début du XXe siècle au Parc national de Yellowstone afin de compenser la faiblesse des troupeaux autochtones (que le braconnage avait réduit à quelques dizaines d'animaux), en complément d’animaux transplantés d'autres réserves d’animaux sauvages. Certains de ces derniers provenaient du ranch de Charles Goodnight au Texas.

Un certain nombre de troupeaux de propriétaires privés ont également été reconstitués, à partir de cette population. La population de bisons américains a connu une croissance rapide et est estimée actuellement à 350 000 individus, mais ce chiffre est à comparer à une population estimée à 60-100 millions au cours du deuxième quart du XIXe siècle. Les troupeaux actuels, néanmoins, sont presque tous partiellement issus de croisement avec d'autres bovins. Aujourd'hui, il existe seulement quatre troupeaux génétiquement distincts, et un seul qui soit également indemne de brucellose : il se trouve au Parc national de Wind Cave. Une population issue du troupeau de Wind Cave a été récemment établie au Montana par le WWF.

 

Au Canada, la population de bison des bois, espèce protégée, est actuellement estimée à 11 433 individus, dont plus de la moitié dans des troupeaux sauvages touchés soit par la tuberculose soit par la brucellose. Le plus grand troupeau vit dans les Territoires du Nord-Ouest, au sanctuaire du bison de Mackenzie.

Toujours au Canada, l'élevage qui ne concerne que le bison des plaines porte environ sur 250 000 animaux possédés par 2 000 éleveurs .

 

 

 

 

 

Le bison d'Amérique de nos jours

La chasse est autorisée actuellement à petite échelle dans certaines zones. Au Montana, les éleveurs de bétail sont préoccupés par la propagation chez leurs bovins de la brucellose transmise par des bisons infectés qui errent en dehors des limites du Parc national de Yellowstone. En 2005, une chasse publique au bison limitée à 50 licences a été établie, puis suspendue, et rétablie par l'État.

Les bisons sont maintenant élevés pour la viande et la peau. Plus de 250 000 des 350 000 bisons restants sont élevés pour la consommation humaine. La viande de bison a une teneur plus faible en graisse et en cholestérol que la viande bovine ce qui a conduit au développement du Beefalo, un hybride fertile du bison et du bœuf domestique. En 2005, environ 35 000 bisons ont été abattus pour leur viande aux États-Unis, avec le National Bison Association et le Ministère de l'Agriculture des États-Unis (United States Department of Agriculture ou USDA), qui développe un programme de « Certified American Buffalo » avec une traçabilité de la naissance au consommateur par un suivi du bison par puces RFID auriculaires. Le plus important éleveur de bison est Ted Turner qui, avec ses 14 ranches, posséderait environ 50 000 têtes.

Dans un des ranchs de Ted Turner (patron ente autre de la chaine de télévision TCM)

Au Canada, on estimait que les abattages concernaient 23 000 animaux en 2009, pour un élevage portant sur environ 180 000 animaux. L'hybridation n'a pas été courante au Canada comme aux États-Unis.

Des études génétiques récentes sur les troupeaux de bisons de propriétaires privés montrent que beaucoup d'entre eux sont des animaux possédant des gènes de bœuf, il existe seulement 12 000 à 15 000 bisons de race pure dans le monde. Les chiffres sont incertains parce que les tests utilisés jusqu'à présent sont fondés sur l’analyse de l’ADN mitochondrial et, par conséquent, ne décèlent pas les gènes hérités des bovins provenant de la lignée mâle. La plupart des hybrides sont d’apparence exactement identique à celle des bisons de race pure.

Le bison comme symbole

Le bison américain a été représenté sur la face arrière des « buffalo nickel », une pièce de monnaie des États-Unis de 5 cents en circulation de 1913 à 1938. En 2005, la United States Mint a édité une nouvelle pièce de 5 cents en alliage de nickel avec une représentation du bison dans le cadre de sa série « Westward Journey », ainsi que le quarter (25 cents) de l'État du Kansas dans le cadre de sa série 50 State Quarters. Le Kansas State Quarter ne représente que le bison et ne possède aucune inscription chiffrée.

Le bison est un symbole du Manitoba, de la Police montée du Canada, de la Bucknell University, de l’université du Colorado, Lipscomb University, Marshall University, le Parti de l'indépendance du Minnesota et Université d'État du Dakota du Nord. Il est aussi couramment utilisé comme un symbole de la ville de Buffalo, dans l’État de New York, bien que le nom de cette ville ne vienne pas de l'animal. Le bison est également l’animal symbolique de l'État du Wyoming.

Fichier:Flag of Wyoming.svg

drapeau de l'Etat du Wyoming

Custer State Park dans le Dakota du Sud héberge 1 500 bisons, l'un des plus grands troupeaux publics du monde.

Un projet connu sous le nom de Buffalo Commons a été élaboré par une poignée d'universitaires et de décideurs politiques pour restaurer une grande partie de la portion sèche des Grandes Plaines pour reconstituer les prairies originelles où paissaient des bisons. Les promoteurs du projet soutiennent que l'utilisation agricole des prairies à herbe courte n’est pas écologiquement durable, en rappelant les catastrophes survenant périodiquement telles que le Dust Bowl et la diminution significative de la population au cours des 60 dernières années. Toutefois, ce plan est rejeté pratiquement par tous ceux qui vivent dans cette région et n'a jamais avancé au-delà des études préliminaires.

Dangers

Les bisons font partie des animaux dont la rencontre est la plus dangereuse pour les visiteurs des différents parcs nationaux américains, notamment le Parc national de Yellowstone. Même s'ils ne sont pas carnivores, ils peuvent attaquer les humains, en cas de provocation ou de sentiment de danger.

 

Bison filmé par Eadweard Muybridge (1887).

 

 

Apparemment lents, compte tenu de leurs mouvements plutôt léthargiques, ils sont effectivement tout à fait capables de surclasser les humains en vitesse — on les a vus courir à des vitesses allant jusqu’à 70 km/h. Leur comportement grégaire les fait rapidement passer de la marche à la course. Ils doivent généralement être considérés comme aussi dangereux que les ours. Des gens ont été piétinés et blessés par les bisons dans les parcs nationaux. De façon inattendue compte tenu de leur taille et de leur morphologie, les bisons ont également la capacité de sauter haut.